La tendance à une alimentation restrictive en termes de viande et de poisson fait de plus en plus d’adeptes de nos jours. Que l’on se définisse végétarien, végétalien ou encore végan sous-entend l’adoption d’un mode de vie  particulier dans lequel  une catégorie de produits spécifiques est retirée. La viande est un sujet très controversé aujourd’hui qui soulève de multiples questions. Quelle place occupe t-elle vraiment dans notre quotidien ? Peut-on vraiment la supprimer totalement de notre alimentation ?

Accompagnée de mon frère Sandy, diététicien, nous répondons aux nombreuses interrogations que suscite ce sujet. Nous vous expliquons la différence entre  ces comportements alimentaires divers. Nous donnons notre point de vue sur l’importance ou non d’intégrer la viande dans les préparations de vos enfants. Nous  abordons la composition de votre assiette lorsque vous avez choisi de ne plus en  consommer.

Zoom sur les différents régimes: végétarien, végétalien, végan.

Les végétariens.

Les végétariens choisissent de ne plus consommer de viande ni de poisson mais continuent, en revanche, de manger les denrées issus de ces animaux tels que le lait, les œufs ou encore les produits laitiers.

Les végétaliens.

Les végétaliens, eux, retirent toutes substances en provenance d’animaux y compris les produits dérivés cités précédemment, allant même jusqu’à supprimer le miel également.

Les végans.

Les végans adoptent la même hygiène alimentaire que les végétaliens. Ils sont par contre plus engagés dans la protection animale. Cette cause, qui les affecte particulièrement, est source d’un bannissement total de quelconques produits issus de la faune. Ils ne porteront donc jamais de cuir, de laine ou de fourrure. Ils n’auront pas non plus recours aux cosmétiques dont les ingrédients utilisés proviennent ou ont été testés sur des animaux.

Les potentielles raisons de ces conversions nutritionnelles.

Devenir végétarien, végétalien ou encore végan relève souvent d’un engagement éthique, culturel, écologique, économique ou même sanitaire.

  • En effet la consommation de viande étant bien souvent associée à une augmentation du risque cardio-vasculaire la décision de modifier son alimentation peut donc tout à fait être prise pour une raison de santé. Ce danger s’adressant, d’après des études, plus spécifiquement aux très gros consommateurs de viande.
  • La viande et le poisson sont des aliments onéreux comparés aux produits végétaux. Il est donc peu étonnant que certains se détournent de ces denrées par restriction budgétaire.
  • Tuer des animaux pour se nourrir dérange et contribue fortement au renoncement d’une telle consommation pour une valeur éthique avant tout.
  • Les conséquences environnementales telles que le réchauffement climatique ou encore la pollution des eaux par exemple, sont également une explication au ralliement à l’un de ces régimes. L’élevage étant souvent assimilé à ces problèmes.

Ces raisons tout à fait respectables engendrent cependant des carences sur l’organisme puisque certaines sources de protéines et d’acides aminés sont supprimées de l’alimentation. Ce déséquilibre doit alors être compensé par un autre apport nutritif pour pallier à ce manque.

Quels aliments consommés pour éviter les carences dues à ces modes alimentaires?

Le poisson, tout comme la viande, apporte des protéines d’excellente qualité qui fournissent un apport en acides aminés essentiel pour le bon fonctionnement du corps.
Les végétaliens présentent plus de difficultés que les végétariens à obtenir ces nutriments indispensables puisqu’ils ne consomment aucune provenance animalière. C’est pourquoi ils doivent composer différemment en associant des légumineuses avec des céréales.

Quelles sont les carences provoquées par l’absence de protéines animales ?

  • Le fer, élément qui participe au transport de l’oxygène dans le sang.
    Il se retrouve dans les légumineuses, les céréales, les flocons d’avoine, les légumes à feuilles vertes, les abricots secs, les amandes…
  • La vitamine C, qui contribue fortement à l’assimilation du fer.
    Mangez des fruits et des légumes crus, de préférence, pour conserver les vitamines qui disparaissent une fois ces aliments cuits. Un conseil : variez vos végétaux.
  • La vitamine B12 qui aide à la fabrication des globules rouges, des globules blancs et des plaquettes, et qui favorise l’entretien du cerveau et du système nerveux, est également un nutriment essentiel pour la santé dont le corps est appauvri lorsque la viande est supprimée.
    Une carence peut provoquer une anémie ou des atteintes neurologiques.
    Fragilisé par un système immunitaire affaibli, le risque de tomber malade augmente.
    Il est donc nécessaire pour les végétaliens et les végans de prendre des compléments.
    Les végétariens, eux, trouvent cet apport dans les produits laitiers et certaines boissons enrichies en vitamine B12.

Composition d’une assiette dépourvue de viande et de poisson.

L’équilibre alimentaire doit toujours être respecté dans l’assiette.
Une composition végétalienne ou végan idéale s’organise de la manière suivante.
Pour les protéines : 1/3 de légumineuses pour 2/3 de céréales.
Le reste sera constitué de légumes.
En ce qui concerne les légumineuses, si vous n’êtes pas habitué à ce type d’aliments et pour ne pas risquer de ballonnements ou de gaz inconvenants, intégrez-les progressivement dans vos repas afin que votre corps s’adapte en douceur.

Les enfants peuvent-ils manger de la viande comme les adultes ?

La quantité de viande à consommer dans la semaine varie en fonction de leur âge.
En général un enfant en mange deux fois moins qu’un adulte.
Sa consommation n’est pas indispensable si elle est substituée par du lait, des produits laitiers ou des œufs.
Les enfants sont en pleine croissance il est donc fortement déconseillé de leur faire adopter un régime végétalien. Attendez la fin de leur croissance avant de les projeter sur ce mode alimentaire non adapté pour leur bon développement.

Comme vous pouvez le constater, manger de la viande n’est pas obligatoire mais la supprimer définitivement n’est pas préconisé non plus.
Si vous vous ralliez à l’un de ces régimes n’oubliez pas de faire quelques analyses sanguines et urinaires une à deux fois par an afin de vérifier que vous n’êtes pas carencé 😉.

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