Les sujets principalement traités lorsque l’on aborde le thème de l’alimentation, et particulièrement des légumes, mettent souvent l’accent sur le bio et l’impact nocif des pesticides sur notre organisme. Certes manger bio reflète immédiatement une image qualité nutritive et salutaire pour notre santé et je recommande fortement de préférer cette consommation s’il vous est possible de le faire. Mais pour améliorer votre santé il n’y a pas que le côté bio à privilégier.
Pourquoi la cuisson des légumes a t-elle toute son importance également ?
Je vous apporte ici quelques éclaircissements qui vous permettront je l’espère de prêter plus attention dorénavant à la limite de cuisson à ne pas franchir pour conserver toutes les bonnes propriétés de vos légumes.

Sélectionnez vos légumes avec vigilance.

Pour commencer je vous incite à choisir vos légumes avec la plus grande attention.
Les premiers prix, dont l’origine lointaine indique qu’ils ont sûrement traversés de dures épreuves avant leur arrivée à destination, laissent également penser qu’ils ont du subir un apport en produits chimiques conséquent pour pouvoir parvenir à maturation en temps et en heure. C’est pourquoi consommer local, bio et des légumes de saison, vous immunise contre ces nuisances.

Température fatale de cuisson.

Après avoir bien épluché et lavé vos légumes vous passez au mode cuisson, étape cruciale de votre préparation où l’essentiel se joue sur la température programmée.

A savoir :

  • A plus de 70 degrés vous perdez déjà toutes les vitamines C.
  • Au-delà de 100 degrés vous éradiquez tous les nutriments de vos aliments. Ils ne restent plus que des fibres.
  • Dépassés les 120-140 degrés vos ingrédients se transforment en caoutchouc filandreux. Ils perdent entièrement leurs saveurs et se démunissent de toutes leurs propriétés bienfaisantes. Ils deviennent indigestes et très nuisibles pour votre santé car ils diminuent alors vos défenses immunitaires et engendrent sur le long terme de possibles maladies sur le métabolisme.

L’excès de cuisson de vos aliments modifie l’indice glycémique et les macronutriments (glucides, lipides et protéines).
Les sucres lents se transforment alors en sucres rapides.
Les protéines, petites chaînes d’acides aminés, subissent une mauvaise dégradation et se convertissent en glucoformateurs c’est à dire en sucres cachés. Il en est de même pour les lipides.

Cuisson à vapeur douce.

En ce qui concerne les légumes adoptez toujours une cuisson douce.

Première option : investissez dans un vitaliseur.
L’idéal est la cuisson à vapeur douce.
Si vous ne connaissez pas ce mode de cuisson et que vous souhaitez améliorer vos préparations culinaires pour optimiser votre santé, je vous conseille de tester cet appareil.
Il bénéficie de nombreux avantages tels que l’autorégulation à 95 degrés, la cuisson à vapeur douce, la conservation des goûts et des textures, la préservation des vitamines (hormis la vitamine C qui disparaît à 70 degrés comme nous l’avons vu précédemment).

Deuxième option : insérez une sonde dans votre contenant.
Optez pour une sauteuse disposant d’un revêtement suffisamment épais et en inox de préférence. Votre cuisson sera plus saine et ne s’élèvera pas brusquement en températures.
De plus un revêtement peu présent risque fortement d’intoxiquer vos aliments.
Ajoutez un peu d’eau à vos légumes pour que la vapeur douce puisse se faire.
Recouvrez d’un couvercle de préférence légèrement bombé pour que les gouttes ne dégoulinent pas dans votre préparation et se dirigent sur les extérieurs.
Surveillez régulièrement votre sonde.
Lorsque vous atteignez les 70 degrés commencez à être vigilant. Vos légumes ne seront pas suffisamment cuits je vous conseille donc d’attendre l’affichage de 80 – 85 degrés pour éteindre le feu. La température continuera d’augmenter encore un peu jusqu’à 90 – 95. Attention à ce qu’elle ne franchisse pas cette limite car comme je vous l’ai expliqué plus haut, au-delà de 100 degrés vos aliments perdent toutes leurs vitamines. Du coup cela contrecarre votre démarche première d’acheter des légumes de qualité justement pour cet apport essentiel bénéfique pour votre santé.

Manger rapidement les préparations à base de légumes cuits.

Favoriser les cuissons douces pour vos légumes est la bonne stratégie à adopter pour garder les bienfaits de ces denrées.
Cependant les plats nécessitant de longues cuissons, tels qu’un couscous ou un tajine par exemple, doivent être consommés rapidement une fois cuits.
Si vous conservez pendant plusieurs heures un plat cuisiné longtemps avant de le manger, les vitamines se dégraderont également.

Manger des légumes trop cuits provoque une intolérance aux crudités.

De manière générale une consommation régulière de légumes sur cuits engendre de plus en plus de difficultés à digérer les crudités ou encore les fruits. Plus ils seront bouillis moins votre organisme tolérera les légumes crus. Une raison de plus pour préférer des aliments croquants 😉

Vous l’avez compris la haute cuisson n’est absolument pas recommandée pour toutes les raisons que je viens de vous citer même si elle présente cependant un avantage : celui de détruire les additifs chimiques et les traitements éventuellement reçus par les aliments.

J’espère vous avoir convaincu(e) de l’importance de prêter attention à vos cuissons pour l’influence positive qu’elles propagent sur votre organisme lorsqu’elles sont bien maîtrisées et l’impact négatif qu’elles répercutent sur votre santé si elles sont exagérées.
Et la différence s’en ressentira au goût 😉.